
Les cabines de plage de Gouville-sur-Mer
Historique
La première cabine de bains a été construite à la fin du XIXème siècle par le propriétaire de l’hôtel MARIE, sis à Gouville sur mer de manière à offrir aux estivants venant passer des vacances à l’hôtel, un abri pour se changer et entreposer leur matériel de plage. L’hôtel disposait également d’une annexe à la plage appelée le « Bouais-jan » où les vacanciers pouvaient prendre leur repas et passer de longues journées en bord de mer.

D’autres cabines se construisent aux alentours au sud et au nord de l’actuelle cale, surtout dans l’entre-deux guerres. Aucune autorisation n’est alors nécessaire.
À la veille de la guerre une centaine de cabines sont en place.
En 1959, la municipalité, pour assurer une certaine homogénéité des constructions établit des règles d’alignement et définit un type de cabine : dimensions 2,4 m x 3 m, peinture de couleur claire, toit à deux pentes de couleur vive.
L’implantation d’une cabine devient alors subordonnée à l’établissement d’une convention d’occupation et au versement d’une redevance annuelle à la commune. Il n’y a pas de « plan d’occupation des sols » à cette époque.
En 1978, la commune se dote d’un « POS » mais l’implantation des cabines reste régie par la convention qui vaut autorisation d’implanter.
En 1988, le POS est révisé mais le régime des cabines ne change pas, bien que la loi « littoral » ait été votée en 1986. Il y a alors plus de 90 cabines qui sont regroupées au sud de la cale consécutivement aux attaques de la mer au nord.

Les cabines aujourd’hui
Les cabines ont servi de thème principal à plusieurs émissions télévisées. Leur image est véhiculée par de nombreux peintres, photographes et sur les réseaux sociaux. Il n’est plus rare de les voir sur des publicités et les magazines.
Leur popularité croissante est un atout pour le développement du tourisme local. Elle peut, hélas, également entraîner quelquefois des surfréquentations dommageables à l’intimité de leurs propriétaires, aux dunes et à la propreté des lieux.
L’association du patrimoine travaille en partenariat avec les services municipaux à la protection de ce site en balisant les entrées à l’estran pour canaliser les circuits de promenade.
Nous invitons donc tous les visiteurs, randonneurs et propriétaires d’animaux de compagnie à respecter ce site magnifique et remarquable, mais ô combien fragile.

















